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Scénario catastrophe : 38,000 foyers ne pourraient rembourser leur prêt immobilier.

Selon le gouverneur de la BCI – Banque Centrale d’Israël, après l’évaluation d’un scénario catastrophe, des milliers de foyers seraient en danger si les prix de l’immobilier venaient à chuter de 25 %, le taux directeur passait à 5.60 % et le chômage à 9.80 %.

Les résultats de l’étude menée par la BCI sur la situation des banques en 2015 sont parus le lundi 13 juin 2016 et annoncent qu’en cas de crise immobilière, environ 38,000 foyers israéliens ne pourraient faire face aux échéances de leur prêt immobilier.

En moyenne, 45 % du budget immobilier des banques est affecté aux crédits immobiliers [ndlr : le budget immobilier des banques représente 20 % de leur budget global] ; en cas de crise économique impliquant notamment une baisse de 25 % du prix de l’immobilier, un taux directeur à 5.60 % et un taux de chômage de 9.80 %, environ 5 % des emprunteurs – soit 38,000 foyers – ne pourraient faire face à leurs échéances prêts, impliquant une perte de plus de 7  milliards de shekels pour les banques.
Et le superviseur de souligner que la forte proportion des crédits immobiliers dans le budget immobilier des banques – actuellement 45 % de ce panier – et sa propension à augmenter de façon rapide n’augure rien de bon pour l’avenir en matière de risques.
De fait, le total des crédits en cours octroyés par les 5 plus grandes banques totalisait fin 2015 plus de 911 milliards de shekels, avec une augmentation de 5.30 % par rapport à 2014 et avec une diminution des prêts commerciaux en faveur des prêts aux particuliers ; les premiers (prêts commerciaux) sont passés de 44.50 % du budget global en 2014, à 43 % en 2015, tandis que les seconds sont passés de 46  % à 47.50 %.
Pour ce qui est des prêts octroyés pour des transactions à l’étranger, ils ont baissés de 0.10 % et représentent 9.40 % de l’ensemble du budget.
En matière de prêts commerciaux, le premier foyer d’investissement est le secteur promotion immobilière qui détient une part de 12.60 %, contre 8.50 % pour le secteur commercial, qui arrive en seconde place.
Toutefois, souligne le superviseur des banques, les notations des banques en matière de qualité de portefeuille – comprendre risque-client – sont en pleine augmentation, ces-dernières diminuant les financements aux gros emprunteurs (grandes entreprises, etc…) en faveur des PME et des particuliers.
Autre point positif, ces dernières années les banques ont diminué les pertes entrainées par l’octroi de concours bancaires ; en d’autres termes, le pourcentage de prêts non-remboursés diminuent.
Enfin, et sur fond d’augmentation des prêts aux PME et particuliers, le superviseur demande à ce que des concours bancaires ne soient apportés qu’à ceux ayant la capacité de le rembourser, et qu’ils soient adaptés en fonction des attentes et besoins de l’emprunteur.
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