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Refroidissement de l’immobilier de Londres à Sidney. Qu’en est-il d’Israel ?

Bloomberg a publié son rapport sur les grandes villes à travers le monde au sein desquelles a été enregistrée une baisse des prix des logements.
À Londres, la crainte du Brexit a fait baisser les prix, tandis qu’à Beijing ce sont des contraintes gouvernementales qui ont freiné les ventes.
À Manhattan, c’est le surplus d’offre qui affecte les ventes.

De Londres à Sidney, de Beijing à New York – et bientôt à Tel Aviv ?
Si vous êtes de ceux qui pensent que Tel Aviv peut passer entre les gouttes, il est recommandé de vérifier l’évolution des prix dans la plupart des grandes villes au sein desquelles les prix sont actuellement en baisse.
Fiscalité et contraintes en matière de concours bancaires ont permis d’y freiner le marché immobilier.
Selon le FMI – Fonds Monétaire International – cette tendance pourrait avoir des conséquences et pourrait s’étendre à d’autres pays.

Qu’en est-il ville par ville ?

Londres : baisse des ventes
À Londres, la crainte du Brexit a fait baisser les prix : le ralentissement de l’Économie et des prix très élevés ont eu un impact sur la demande.
Le nombre de ventes est en baisse, tandis que l’offre augmente.
Selon certains acteurs du marché, les prix auraient baissé de 18 % depuis leur plus haut niveau en 2014 ; pour certaines demeures, il est question de 33 %.
En parallèle, les promoteurs construisent de plus en plus d’appartements de luxe, faisant augmenter l’offre de penthouses de luxe dans une ville manquant déjà cruellement de logements.

Beijing : attentisme des acquéreurs potentiels
Les efforts gouvernementaux déployés en Chine afin de lutter contre des prix de l’immobilier jugés trop élevés ont mené à un gel des ventes et une baisse des prix.
Le gouvernement a mis en place plus d’une trentaine de limitations, dont certaines impliquant des contraintes en matière de concours bancaires, permettant de faire baisser les ventes.
Actuellement, certains promoteurs proposent des logements à des coûts inférieurs à ceux pratiqués entre particuliers.
Et d’autres contraintes sont attendues ; de fait, Beijing souhaite augmenter le nombre de logements disponibles à la location, mais également augmenter l’offre et le nombre de logements subventionnés par le gouvernement.
C’est dans ce contexte que nombre d’acquéreurs potentiels préfèrent attendre.

Sidney : frein à main du côté des banques
Pour plusieurs raisons, les prix de l’immobilier y sont actuellement en baisse, notamment en raison des limitations bancaires accrues, un manque de logements à prix abordables, mais également la fin de la ruée sur l’immobilier.
C’est d’ailleurs cette dernière qui a poussé les régulateurs à durcir les conditions d’éligibilité à l’octroi d’un concours bancaire, concours qui ont d’ailleurs largement contribué à l’augmentation des prix.
Actuellement Sidney serait la seconde ville la plus chère du monde en matière de ratio prix de l’immobilier/revenu moyen.

Manhattan : des acheteurs plus regardants
Les quartiers les plus chers de New York enregistrent des baisses depuis trois trimestres consécutifs, de telle sorte que les acquéreurs potentiels sont devenus plus exigeants encouragés par une augmentation de l’offre.
Ainsi, mi-2018, l’offre était en augmentation de 11 % comparativement à la mi-2017, tandis que les ventes chutent de 17 %.
Toutefois, les promoteurs continuent d’inonder le marché de logements de luxe, entrainant une chute des prix d’environ 7.50 % avec un prix moyen de 1.1 millions de USD.

Toronto : des signes alarmants
Cette ville est l’exemple même d’une possible reprise après une chute des prix.
Toutefois, des nuages gris sont prévus notamment en raison de problèmes commerciaux avec les États-Unis, mais également une augmentation supplémentaire des taux.
La demande reste forte, plus que l’offre, et ce en dépit des efforts gouvernementaux visant à lutter contre les investisseurs immobiliers.

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