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Baisse des recettes fiscales : le gouvernement va t-il encourager la hausse des prix de l’immobilier ?

Au sein du ministère des Finances, l’on rêve d’annuler les opérations dites de « prix ciblé ».
Et pour cause, cela permettrait d’une part d’augmenter les revenus provenant de ventes de terres gouvernementales, mais également d’augmenter considérablement les recettes fiscales lors de transactions immobilières.

Exit la baisse des prix !
La préoccupation première du ministère des Finances mobilisant dorénavant toutes les forces vives le composant est la lutte contre le déficit budgétaire – et pour ce faire, il n’y a pas 36 solutions : il faut que les prix de l’immobilier augmentent.

Selon toute vraisemblance, et sauf intervention gouvernementale, le déficit budgétaire devrait atteindre les 4 % l’année prochaine, soit un trou de 60 milliards de shekels.
Pourtant, et à plus forte raison dans un pays à forte croissance comme l’est Israël, un petit déficit budgétaire n’est pas dramatique… sauf lorsqu’il excède les limites prévues.
Or, au cours des dernières années, le seuil fixé par le gouvernement est de ne pas dépasser les 40 milliards de shekels de déficit ; en d’autres termes, et sauf intervention, il est question d’un dépassement de 20 milliards de shekels soit un tiers du budget prévisionnel.
Le risque principal est la notation d’Israël : pour peu que le futur gouvernement n’apporte pas de réelles solutions à la situation actuelle, la notation pourrait se retrouver en danger.

Comment remédier à cette situation ?
Trois solutions pour cela : diminuer les dépenses, ou augmenter les recettes ou – et de préférence – les deux en même temps.
De fait, lorsque le dépassement d’objectif est à ce point important, il n’y a pas de mystères, ce sont principalement les recettes fiscales qui permettront d’y pallier – d’où augmentation des impôts…
Mais cela n’aura pas lieu de suite, le gouvernement provisoire n’ayant pas le pouvoir et/ou la volonté de prendre ces mesures avant la constitution du futur gouvernement.
Non, selon toute vraisemblance, les grands changements devraient débuter en 2020 ; d’ailleurs, au sein de l’Administration Fiscale l’on a déjà préparé différentes propositions – la liste est longue – de coupes budgétaires et autres augmentations d’impôts qui n’attendent plus que l’approbation des futurs premier Ministre et ministre des Finances.

Quel impact sur le marché immobilier ?
Tout d’abord une potentielle augmentation de la TVA semble à minima cohérente si ce n’est inéluctable : elle permettrait d’augmenter immédiatement les recettes fiscales perçues dans le cadre de chaque transaction immobilière.
Par ailleurs, le ministère des Finances a tout intérêt à re-dynamiser le marché immobilier après une longue période de léthargie suite aux différentes politiques hasardeuses menées par l’ancien ministre des Finances, Moshé KAHLON.
L’un des moyens serait notamment d’abaisser la taxe d’acquisition lors d’investissements immobiliers en la passant de 8 % à 6 %, voire 5 %.
Un abaissement de cette dernière permettrait une relance par l’investissement ; pour rappel, KAHLON avait rectifié la taxe d’acquisition en juillet 2015, la faisant passer de 5 à 8 % et faisant fuir par la même les investisseurs.
Il est évident qu’une telle réforme conduirait indubitablement à une augmentation des prix… mais cette augmentation n’est pas à éviter pour le ministère des Finances, elle est même souhaitée car source de revenus provenant de la fiscalité inhérente aux transactions immobilières.

Globes

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