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Coronavirus : quel impact sur le marché immobilier ?
Coronavirus : quel impact sur le marché immobilier ?

Sur fond de Coronavirus, nombre de réservations de locations saisonnières ont été annulées, sans être remplacées par de nouvelles.
De plus en plus de propriétaires d’appartements se redirigent vers des locations longs-termes.
Vers une baisse des prix à la location ?

La crise du Coronavirus n’est pas sans conséquences sur l’Économie.
De fait, le secteur du Tourisme est en berne, notamment en raison des mesures de confinement ou de fermeture des frontières prises.
Et les appartements en locations saisonnières ne sont pas en reste… nombre de leurs propriétaires se sont retrouvés avec des réservations annulées et sans aucune nouvelle demande, si bien que ces-derniers se redirigent vers le marché locatif classique, celui des locations longs-termes.
Il est vrai que la rentabilité est plus faible sur ce type de locations, toutefois, elles sont décorrélées des flux touristiques et permettent une sécurité des revenus.
Par ailleurs, il est bon de rappeler que dans le cas des locations saisonnières, l’intégralité des frais et charges sont à la charge du propriétaire, tandis que pour une location classique, ils le sont à celle du locataire.

Dans certains cas également, les propriétaires ne sont pas intéressés par une rentabilité plus faible, aux alentours des 2.50 %, et préfèrent mettre le bien en vente plutôt que de passer d’une location saisonnière à classique.
Ces-derniers préfèreront réinvestir le fruit de la vente sur d’autres supports plus rentables, ou encore changer de stratégie en restant sur des supports immobiliers, en adoptant par exemple une stratégie d’achats-ventes.

Il est bon de rappeler que Tel Aviv est l’une des villes occidentales au plus fort taux d’appartements disponibles en locations saisonnières, avec 9,150 appartements publiés sur les sites dédiés, dont 7,150 disponibles tout au long de l’année – pour lesquels il ne s’agît pas d’une mise en location occasionnelle, mais plus d’une activité professionnelle – soit 3.40 % du parc immobilier de Tel aviv.
Ce ratio tombe à 0.50 % à New-York, 0.90 % à Paris, 0.80 % à Amsterdam et 0.20 % à Berlin.
La seconde ville après Tel Aviv, et loin derrière elle, est Barcelone avec un ratio de 1.40 %.

À ce stade, la crainte est grande chez les gestionnaires d’appartements loués en locations saisonnières ; et pour cause : la rémunération de ces-derniers est fonction du taux de remplissage et de la demande.
Ainsi, en cas de fortes demandes, les prix à la nuit augmentent ; à contrario, en cas de faible demande, les prix à la nuit sont bas…et les taux de remplissage faible.
Or, les réservations tenaient encore bon jusqu’à Pourim, mais sont en chute libre depuis cette fête…
D’où une perte de revenus conséquente pour ces-derniers.

Tout laisse à penser que la crise du coronavirus poussera nombre de propriétaires à revoir leur stratégie en matière de locations immobilières, passant du saisonnier au long-terme.
À noter que la situation est également catastrophique pour le secteur hôtelier…

Il est toutefois encore trop tôt à ce stade pour estimer la part des propriétaires venant à revoir leur stratégie et son impact sur le marché locatif.
Cependant, et dans l’hypothèse où tous décideraient de passer en location long-terme, une baisse du loyer moyen dans les villes touristiques pourrait être observée.

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