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Financer la construction de sa propre maison en Israel ?

Financer la construction de sa propre maison en Israel ?

Vous êtes peut être de ceux qui préfèrent bâtir la maison de leur rêve de leurs propres mains, plutôt que d’acheter un bien « clefs en main » , que ce soit dans le cadre d’une promotion immobilière ou encore un bien dit de seconde main ? 

Financer la construction d’un bien requiert avant tout d’une connaissance accrue sur les diverses manières de financement proposées par les banques locales. Toutefois, l’exercice impose de prendre certaines dispositions en amont de votre projet ; de fait, les critères d’octroi d’un concours bancaire différent de ceux inhérents à un bien classique (promotion immobilière, ou encore une seconde main).

En ce sens, le coût final du projet est l’une des principales différences.

En effet, hormis les différentes indexations qui viennent s’ajouter dans le cas d’une première main, les différents coûts sont connus de l’acheteur dès le départ et définis contractuellement.

Le cas d’une construction personnelle, implique de façon quasi-systématique des coûts supplémentaires, qui n’ont généralement pas été pris en compte au préalable. L’hypothèse également d’entreprendre des travaux supplémentaires une fois la maison terminée doit elle aussi ne pas être négligée. 

La situation sécuritaire dans le sud du pays a par exemple imposer des travaux d’équipement, notamment de chambres fortes.

Les ventes aux enchères, qui ont cours sur le site de l’Autorité en charge de la gestion des terrains d’Israël, proposent les plus grandes opportunités pour l’acquisition de terrains et ce uniquement pour les particuliers (et non pour  promoteurs immobiliers).

Certaines d’entre elles vont cibler une certaine catégorie de la population, à l’instar de jeunes couples, ou de régionaux ; avec l’attribution du terrain, un expert assermenté par l’État fixe le prix du terrain.

Se pose alors la question du financement du terrain et/ou de la construction.

De même que pour un financement dit classique, votre solvabilité et votre apport personnel seront pris en considération.

Le changement majeur porte sur l’expertise du bien : l’expert évaluera le terrain, ainsi que la valeur future du bien, selon les différents stades d’avancement de construction.

 Ainsi, si vous achetez un terrain d’une valeur de 500,000 Shekels et que le montant total des travaux se chiffre à 600,000 Shekels, la banque se basera sur une valeur de 1,100,000 Shekels, à la condition que le rapport de l’expert abonde en ce sens. 

Les décaissement se feront par étapes, imposées par la banque, au rythme d’autorisations ou encore de certificats d’avancement des travaux délivrés par le contre-maître.

Il faudra également prendre en considération les frais inhérents à ce type de projets :

– Expertise, plus élevés du fait de plusieurs visites de l’expert au cours de la construction,

– Avocats, 

– Taxe d’acquisition, 

– Différents frais impliqués par les procédures administratives exigées.

Il est vivement conseillé de solliciter la banque pour le financement du terrain et de la construction en même temps, et non, l’un après l’autre : une fois l’hypothèque posée pour le financement du terrain et en l’absence d’un accord de la banque pour le financement de la construction, cette dernière pourra imposer ses conditions quant au financement des travaux, se sachant à priori à l’abri de la concurrence.

À l’aune des différents points exposés, le projet de construction de sa propre maison peu paraître compliqué mais vous apportera, à terme et à n’en point douter, une (très!) grande satisfaction.

Beatslaha (Bonne chance) !!

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