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La résilience de l’Économie israélienne face au Covid-19 !
La résilience de l’Économie israélienne face au Covid-19 !

Un peu plus de deux ans se sont écoulés depuis que la pandémie de Covid-19 a frappé le monde.
Nombre de pays ont été durement touchés, leur situation permettant d’apprécier pleinement l’exception de la vigueur et de la résilience de l’Économie israélienne.

Au jour de la célébration du 74e « Jour de l’Indépendance », son Économie est au beau-fixe !

La Croissance se poursuit
Israël a bouclé 2021 avec une Croissance de 8.20 % de son PIB, après une modeste baisse de 2.20 % en 2020.
Les résultats du dernier trimestre 2021 montrent que l’augmentation du PIB sur cette période correspond à la tendance attendue pour un trimestre conformément aux chiffres des six années précédant la crise .
L’augmentation du PIB se traduit également par une augmentation de 6.40 % du PIB par habitant, après une baisse de près de 4 % en 2020.

Le pouvoir d’achat gagne du terrain
Au cours des deux dernières années l’on a pu enregistré une forte augmentation des paiements faits par carte de crédit, que ce soit en termes de volume de transactions ou encore en nombre de ces dernières.
Ces chiffres traduisent d’une part un fort pouvoir d’achat, mais également une bonne capacité à adopter de nouvelles technologies, à l’instar des NFC (technologie de paiement par téléphone) et des portefeuilles numériques qui ont facilité l’utilisation des cartes de crédit.
En 2021, les dépenses par carte de crédit ont totalisé 401.6 milliards de shekels, soit une augmentation de plus de 55 milliards de shekels (16 %) par rapport à 2020 et une augmentation de 66.1 milliards de shekels (19.70 %) par rapport à 2019.

Au cours du premier trimestre 2022, le volume des dépenses réalisées par carte de crédit s’élevait à 102.8 milliards de shekels.
Bien qu’il s’agisse d’une légère baisse de 3.20 % par rapport au dernier trimestre 2021, il s’agit d’une augmentation de 14 % par rapport au premier trimestre 2021, d’une augmentation de 18.60 % par rapport au premier trimestre 2020 et d’une augmentation de 35.80 % par rapport au premier trimestre 2019.

Pour ce qui est de la baisse au cours du premier trimestre 2022 par rapport au trimestre précédent, elle est principalement à imputer à la baisse des achats faits au sein de commerces et boutiques, le volume des achats en ligne restant similaire.
Au cours des deux dernières années, les paiements en ligne connaissent une forte croissance, passant de 172.5 milliards en 2019, à 228.9 milliards en 2021.

Les recettes fiscales remplissent les caisses de l’État
Avec un total perçu de 496 milliards de shekels, les recettes fiscales perçues en 2021 ont augmenté de 66.5 milliards de shekels par rapport à 2019.
Selon la BCI – Banque Centrale d’Israël -, les recettes fiscales de l’année dernière étaient également élevées par rapport aux attentes, qui s’appuyaient sur les cinq dernières années.
À noter que cette augmentation significative reste importante par rapport aux autres pays développés.
Selon les données publiées par la BCI, les impôts qui ont le plus contribué à l’augmentation sont l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés, la TVA, les taxes foncières et les taxes sur les importations civiles.

Le Chômage a été endigué
La période de la Covid-19 s’est caractérisée par de nombreux remous sur le marché du Travail : tandis qu’au cours de la première vague, le nombre de chômeurs atteignait 36.10 % de la population active, ce nombre tombait à 20.30 % lors du deuxième confinement et 18 % lors  troisième confinement (janvier-février 2021) ; à noter que ces chiffres tiennent compte de ceux dont la perte d’emploi résulte de la pandémie.
Les dernières données publiées par le BCS – Bureau Central des Statistiques – témoignent d’une stabilisation du taux du Chômage : à la mi-avril 2022 le taux de chômage était de 2.90 %, soit moins qu’en janvier 2020, lorsqu’il il était de 3.90 % (!).

Le tourisme israélien en plein redémarrage
L’une des conséquences du Corona a été un grave ralentissement au sein des secteurs de la Restauration et du Tourisme, ainsi que les services connexes à ces derniers, l’Aviation et l’Hôtellerie.
Afin de bien comprendre, la perte de vitesse de ces secteurs, seuls 396,700 touristes se sont rendus en Israël en 2021, soit 91 % de moins qu’en 2019.
Pour autant, entre la fin 2021 et le début 2022, tandis que nombre de restrictions avaient encore cours, environ un demi-million d’israéliens se sont rendus à l’étranger, tandis que 168,000 touristes entraient sur le territoire israélien.
Ces chiffres restent cependant toujours inférieurs à ceux de 2019 : – 9.60 % pour ce qui est du tourisme extérieur des israéliens et – 60.70 % pour ce qui est du nombre de touristes visitant Israël.

L’Immobilier toujours aussi fort
L’un des problèmes auxquels Israël est confronté est la hausse des prix de l’Immobilier, qui ont augmenté en moyenne de 15.20 % l’année dernière.
Le marché immobilier israélien est en ébullition dans un contexte où l’Offre ne parvient pas à répondre à la Demande croissante.
Fin 2021, la demande d’appartements dits de première-main a atteint un pic d’environ 71,000 appartements, tandis que leur nombre mis en vente au cours de cette même année était d’environ 47, 000 ; un rapport de 1,5 entre la Demande et l’Offre.
À titre de comparaison, en 2019, la Demande portant sur ce type de logements était de 53,100 appartements, tandis que leur nombre disponible était de 51,000, soit un rapport de 1,03 entre la Demande et l’Offre.

Les prix des appartements entraînent également une forte augmentation du volume des prêts hypothécaires souscrits, avec une augmentation de 71.6 % du volume total des prêts hypothécaires contractés en 2021 par rapport à 2019.
Bien que la plupart des indices indiquent que les effets délétères de la Covid-19 sur l’Économie s’estompent, semble pour autant que l’Inflation et la hausse des prix de l’Immobilier vont s’inscrire dans le temps…

La consommation des ménages revient à la normale
La consommation des ménages revient également à la normale, avec 83,900 shekels/habitant en 2021, contre 87,600 shekels/habitant en 2019, et ce après une baisse de 11 % de la consommation des ménages en 2020 par rapport à 2019.
Les chiffres du BCS mettent en lumière une augmentation de la consommation des ménages dans pratiquement tous les domaines : l’Alimentaire, les Boissons et le Tabac ont augmenté de 6 %, le Prêt-à-porter de 9 %, le Mobilier, la Joaillerie et l’Horlogerie de 13 % ; l’Électroménager a connu une augmentation de 32 %.
La consommation des ménages a toutefois baissé de 15 % pour ce qui est des services, qui est la composante dominante des dépenses privées, et d’environ 5 % pour ce qui est des dépenses de Carburant, d’Électricité et d’Eau.

L’USD et l’EUR paient un lourd tribut
Une autre preuve de la vigueur de l’Économie israélienne est l’affaiblissement de l’USD et de l’EUR face au shekel, bien qu’ils aient légèrement augmenté ces derniers jours.
De fait, entre avril 2019 et avril 2022, l’USD s’est affaibli de 8.30 % par rapport au shekel, tandis que l’EUR s’est affaibli de 13 %.
Fin avril 2022, l’USD était à 3.317 ILS, contre 3.11 durant la crise de la Covid-19, soit son plus bas niveau atteint au cours des 25 dernières années.

L’Inflation en augmentation
L’Inflation est toutefois une ombre au tableau de l’Économie israélienne… Elle s’élevait à 3.50 % en mars 2022, chiffre supérieur à  l’objectif annuel fixé par la BCI, à savoir une Inflation annuelle située entre 1 % et 3 % ; à titre de comparaison, en mars 2019, l’Inflation annuelle était de 0.40 %.
Parmi les augmentations notables affectant l’Indice des prix à la Consommation – l’augmentation des prix des fruits et légumes, qui ont grimpé de 4.60 % en 2021.

La Hi-Tech, locomotive de l’Économie israélienne
Un certain nombre d’industries, notamment issues du secteur de la Hi-Tech, ont prospéré pendant le Corona.
Selon la BCI, ce secteur a été l’une des principales raisons à la Croissance de l’Économie israélienne pendant cette période, ayant notamment permis l’augmentation des recettes fiscales.
Les chiffres du BCS, montrent une augmentation des importations de services et produits issus de ce secteur de 16 % entre janvier 2021 et janvier 2022, soit 3.98 milliards de shekels, de 22.60 % par rapport à janvier 2020 et de 42 % par rapport à janvier 2019.

Durant la Covid-19, à leur apogée, les exportations de services de Hi-Tech représentaient 71 % du total des exportations !
Évidemment, cette augmentation résulte en partie d’une diminution du taux d’exportation d’autres services, tels que les exportations touristiques, qui ont fortement chuté dans le sillage de la crise.

Ces derniers mois, avec le retour à une activité normale de l’économie, l’équilibre entre le volume des exportations de services de Hi-Tech et les autres exportations s’est également rétabli, le volume des exportations de services de Hi-Tech en janvier dernier s’élevant à 56.10 % des exportations totales, similaire aux chiffres de janvier 2020.

En 2019 elles représentaient 55.90 % des exportations totales.

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