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Toujours autant d’engouement pour les crédits immobiliers en mai et ce malgré la remontée des taux d’intérêts.
Toujours autant d’engouement pour les crédits immobiliers en mai et ce malgré la remontée des taux d’intérêts.

12 milliards de shekels décaissés dans le cadre de crédits immobiliers en mai 2022, chiffre supérieur à celui d’avril 2022 et légèrement inférieur au pic de 13.4 milliards de shekels enregistré en mars 2022.

Les banques estiment que les chiffres de juin 2022 devraient être moins importants : plus la hausse des taux d’intérêt est forte, plus la demande est faible. Parallèlement aux données indiquant une baisse de la demande sur le marché de l’immobilier, la BCI – Banque Centrale d’Israël – a dernièrement publié les chiffres du marché des crédits immobiliers pour mai 2022.

De prime abord, il semble y avoir une reprise sur ce marché, avec une augmentation de 14 % par rapport à avril, le volume global des crédits immobiliers décaissés étant passé de 10.5 à 12 milliards de shekels.

Toutefois, il convient de rappeler que le mois d’avril a compté relativement peu de jours ouvrés en raison de la Pâque juive (Pessa’h) ; en ce sens, et au regard du nombre de jours ouvrés, avril 2022 fut également un bon mois sur ce marché.

Comparativement à la moyenne des 12 derniers mois, le volume des prêts hypothécaires contractés au cours du mois de mai était supérieur de 8 %. Apparaît également que le coût du crédit continue à augmenter au cours du mois de mai et ce en raison d’une augmentation du taux directeur de la BCI, qui tente par là même d’endiguer l’Inflation, mais également à la hausse des rendements obligataires.

Pour autant, l’on peut estimer que la hausse des taux d’intérêt ne transparaît pas encore pleinement dans les chiffres de mai et ce pour deux raisons.

Premièrement, le taux directeur n’a été révisé à la hausse qu’à la fin du mois, de telle sorte que pendant la majeure partie du mois, le taux directeur était inférieur à ce qu’il est actuellement .

Deuxièmement, anticipant une hausse des taux d’intérêt plus importante, le public se précipite pour décaisser au plus vite afin de fixer un taux d’emprunt plus faible que ceux à venir.

Ainsi, à court terme, il n’est pas surprenant que la hausse des taux d’intérêt entraîne une augmentation du volume des crédits immobiliers contractés.

De même, en dépit de la hausse du taux directeur par la BCI , le taux d’intérêt réel (Taux directeur – taux Inflation annuelle) reste toujours négatif à l’aune d’une Inflation annuelle à environ 4 %, si bien que le Prime, qui est la formule indexée au taux directeur, reste toujours attractif pour les emprunteurs israéliens.

Semble que ces-derniers misent sur le fait que quand bien même la BCI continuerait d’augmenter son taux directeur, le taux d’intérêt réel resterait négatif.

Bien que le volume des prêts hypothécaires en mai ait été élevé, il n’a pas atteint le niveau record atteint en mars 2022, mois au cours duquel 13.4 milliards de shekels furent contractés dans le cadre de prêts immobiliers.

Le système bancaire observe par ailleurs un certain ralentissement du nombre de dossiers de demandes de financement, baisse qui ne transparaît cependant pas encore dans les chiffres de mai 2022.

En effet, les décaissements ayant eu lieu au cours du mois de mai le sont dans le cadre de transactions immobilières effectuées au cours des mois précédents, lorsque le marché immobilier était à son climax.

Pourtant, au sein du marché des crédits immobiliers l’on observe qu’en juin, le taux de demandes aussi bien auprès des banques que des courtiers connaît une baisse, tant sur le plan des acquisitions immobilières, que sur le plan des rachats de crédit, la hausse des taux d’intérêt en réduisant la pertinence.

En dépit du fait qu’il y ait actuellement un certain ralentissement, les banques soulignent que le volume des prêts hypothécaires actuellement contractés reste largement supérieur à la moyenne de ces dernières années, qui était d’environ 7 milliards de shekels par mois.

La question est de savoir ce qui va se passer dans un avenir proche, voire immédiat, en raison du taux d’inflation et de l’augmentation des taux d’intérêt ; de fait, plus la hausse des taux d’intérêt est forte, plus la demande baisse en matière de financements.

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