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La baisse des prix des bureaux en Israël est amorcée !
La baisse des prix des bureaux en Israël est amorcée !

Tandis que les boîtes du secteur de la Hi-Tech cherchent à résilier leurs baux pour des surfaces devenues trop grandes et donc, trop chères, les propriétaires de surfaces de bureaux n’ont qu’une hâte, signer un bail locatif.

Quel est l’état du marché des bureaux en Israël ?

Le secteur de la Hi-Tech connaît actuellement un véritable revers de médaille le poussant à la prudence.

Des vagues de licenciement ont touché l’intégralité du secteur, y compris les mastodontes que sont Facebook, Google, Amazon, Microsoft, d’où des surfaces de bureaux devenues trop grandes ou encore des engagements pris sur des surfaces qui ne pourront être tenus comme dans le cas d’Intel et de Google.

Que ces mesures soient nécessaires ou prises pour plaire aux actionnaires, elles ont un effet direct sur l’industrie des bureaux dans son ensemble, en particulier en Israël, qui compte une forte concentration d’entreprises dans le secteur de la Hi-Tech.

À ce stade, et dans la mesure où ceux pour qui la surface est devenue trop grande ont sous-loué une partie de ces dernières, il est encore difficile de voir l’incidence des tumultes que traverse ce secteur, sur le marché des bureaux.

Pour autant, et en toute discrétion de plus en plus de ces sociétés se tournent vers de grandes agences immobilières spécialisées dans l’immobilier de bureaux pour les aider à trouver des repreneurs.

En parallèle, les propriétaires commencent à baisser leurs prix.

Un autre changement important concerne le comportement des entreprises suite à la pandémie de Covid-19.

Avant la crise et à la faveur de la croissance qu’elles connaissaient, ces dernières se sont engagées sur des surfaces plus grandes que leurs besoins, tablant sur l’augmentation de leurs effectifs à la faveur de l’essor de leur développement.

Ce phénomène a été essentiellement observé à Tel Aviv et ses abords, où nombre d’entreprises se sont engagées sur des surfaces plus grandes que leurs besoins au moment de contracter le bail, mais également à des prix élevés et pour de longues périodes.

Aujourd’hui, ces entreprises se retrouvent souvent avec des surfaces bien trop grandes au regard de leurs besoins réels.

Selon l’un des acteurs de ce Marché, ce dernier est simplement en proie à une correction après un an et demi de folie. « Nous ne sommes plus dans cette période de frénésie locative, où l’on se précipitait sur des bureaux de crainte que d’autres le fassent avant nous. Par ailleurs, de nombreuses surfaces sont disponibles, que ce soit à Petah Tikva, Raanana et même à Tel Aviv ; d’ici deux ans, il devrait y avoir encore plus de disponibilités en raison de la fin de ces baux ».

Selon lui, « la prise de conscience que le Marché a changé a également créé un changement d’attitude des propriétaires, rappelant que du temps du Covid-19, ces derniers avaient le sentiment de faire une faveur à leur locataire lorsqu’ils renégociaient les termes du bail.

Actuellement, l’on ressent que ces derniers sont sous pression et souhaitent conclure dés que faire se peut un bail ce qui se traduit par une baisse des prix ; parfois 20 % dans certains endroits. Et cette baisse s’observe même dans le Centre de Tel Aviv. Nous ne sommes cependant pas encore revenus aux prix d’avant Corona « .

« En parallèle, l’on observe également que certains bailleurs font complètement abstraction des réalités actuelles du Marché ».

Pour ce qui est des locataires, « certains de nos clients recherchent encore des plateaux de bureaux, tandis que d’autres nous contactent en nous demandant de vérifier discrètement s’il est possible de leur trouver des repreneurs. Certaines entreprises doivent actuellement réduire drastiquement leurs coûts, ce qui passe notamment par des licenciements et la réduction des coûts de location ».

Le plus gros problème reste actuellement les immenses espaces que les entreprises ont loués, et qu’il faut maintenant combler.

« La solution des sous-locations a réussi à assouplir le Marché et à empêcher une réaction trop violente de ce dernier, n’empêchant cependant pas une correction des prix et des espaces restant vacants ».

À noter que ce phénomène n’est pas propre à Israël, mais touche d’autres capitales économiques à l’instar de Londres ou encore New York.

« Le Coronavirus a permis de réaliser que nous n’avions vraisemblablement pas besoin de calculer la superficie nécessaire en fonction du nombre d’employés. Les entreprises ont réaménagés leurs espaces intérieurs, privilégiant les open-space qui ont permis de réduire les surfaces nécessaires ».

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