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Chute vertigineuse des emprunts contractés en mai 2023
Chute vertigineuse des emprunts contractés en mai 2023

Seuls 6.5 milliards de shekels ont été contractés au cours du mois de mai 2023, soit 46 % de moins d’emprunts contractés qu’en mai 2022 et 34 % de moins que la moyenne mensuelle en 2022 qui était de 9.8 milliards.

Le système bancaire tablait sur un volume global de 7 milliards de shekels.

Pour autant, l’on parle toujours d’une reprise du Marché.

Le volume des prêts immobiliers contractés au cours du mois de mai 2023 était de 6.5 milliards de shekels, selon les chiffres publiées par la BCI – Banque Centrale d’Israël – le dimanche 11/06/2023.

Ce chiffre est inférieur de 46 % à celui de mai 2022, lorsque le volume des prêts hypothécaires était alors de 12 milliards de shekels, mais aussi inférieur de 34 % à la moyenne mensuelle de 2022, qui était de 9.8 milliards de shekels.

Autre fait intéressant, le volume des prêts immobiliers contractés en mai 2023 était également inférieur aux estimations du système bancaire, qui s’attendait à un chiffre plus proche des 7 milliards de shekels.

Principalement en cause, le sentiment des ménages, qui estiment que la baisse des prix de l’Immobilier ne sera qu’à la marge, tandis que les taux ne devraient pas faiblir dans un avenir proche, poussant un peu plus les loyers à la hausse.

Pour autant, et bien que les chiffres de mai 2023 soient inférieurs aux prévisions, il est toujours possible qu’ils restent annonciateurs d’une reprise, même si cette dernière est plus lente que prévue.

Par rapport à la moyenne mensuelle de la période janvier-mars 2023, qui était de 6.3 milliards de shekels, le volume des crédits immobiliers contractés au cours du mois de mai a augmenté de 3.40 %.

À noter que le mois d’avril n’a pas été pris en compte en raison du peu de jours ouvrés dû aux célébrations de la Pâque juive (Pessa’h) ; le volume au cours de ce même mois ne fut que de 4.6 milliards de shekels.

Concernant les taux d’emprunts, le taux moyen fixe non-indexé sur 20 ans observé par la BCI tourne aux environs des 5 %, taux similaire à celui d’avril 2023, mais largement supérieur à celui de mai 2022, lorsqu’il n’était que de 3.90 %.

La dernière fois, que le taux d’intérêt pour cette formule fut de 5 % était en juin 2012, soit plus d’une décennie.

Le mois dernier (avril 2023), la BCI a réhaussé son taux Directeur pour la dixième fois consécutive, de sorte qu’en l’espace de 13 mois, il est passé de 0.10 % à 4,75 %, soit, commercialisé par les banques selon la formule Prime, elle-même indexée au taux Directeur, de 1.60 % à 6.25 % en taux de base.

La Commission monétaire, qui siège au sein de la BCI et qui tranche en matière de taux Directeur, se réunira début juillet pour réviser – ou non – ledit Taux.

Début juin, le professeur Amir Yaron – actuel Gouverneur de la BCI – a présenté une simulation qui illustre l’effet de l’Inflation sur les échéances mensuelles d’un emprunt en cours d’un million de shekels contracté en janvier 2022, soit trois mois avant la hausse du taux Directeur (qui a débuté en avril 2022).

En ressort que, bien que les hausses du taux Directeur aient entraîné une forte augmentation du remboursement mensuel, ce-dernier devrait progressivement baisser dès 2024 et revenir à ce qu’il était avant avril 2022 à moyen terme (quelques années) et ce à la faveur de la baisse de l’Inflation.

En effet, la BCI, de même que l’ensemble des autres banques centrales, table sur le fait que le taux Directeur élevé, en faisant augmenter les charges fixes et donc diminuer la capacité de Consommation des ménages, devrait faire baisser l’Inflation.

Par ailleurs, et encore une fois selon la simulation exposée par le Gouverneur, sans l’intervention de la BCI, le remboursement mensuel aurait de fait été actuellement moins important, mais aurait progressivement augmenté au fil du temps, jusqu’à atteindre un écart moyen de 2,700 ILS/mois en 2037 par rapport à la situation actuelle (celle où la BCI intervient), en raison d’une Inflation non-maîtrisée.

La simulation avait notamment pour but d’illustrer au Public, que les hausses du taux Directeur sont une action nécessaire qui, tout en rendant actuellement le quotidien plus difficile pour les ménages, vise à prévenir de plus grandes difficultés à l’avenir.

La BCI estime de fait que « l’Inflation, dans la mesure où elle n’est pas maîtrisée, augmente considérablement le coût total de l’emprunt, bien plus que l’augmentation du taux Directeur, qui, une fois l’Inflation passée, ramènera les mensualités à leur niveau passé ».

En parallèle, Shira Greenberg, l’Économiste en chef au sein du ministère des Finances, a également publié un rapport indiquant une stagnation du marché Immobilier : seules 4,001 transactions ont été effectuées en avril – une baisse de 55 % par rapport à l’année dernière et le chiffre le plus bas depuis le début du 21ème siècle, hors périodes de confinement.

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