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En dépit de la baisse des derniers mois, le volume des crédits immobiliers pourrait bien conclure l’année 2022 à un volume identique à celui de 2021
En dépit de la baisse des derniers mois, le volume des crédits immobiliers pourrait bien conclure l’année 2022 à un volume identique à celui de 2021

Un total de 7.562 milliards de shekels a été contracté sous forme de crédits immobiliers au cours du mois de novembre 2022. Un chiffre en augmentation par rapport au mois d’octobre, qui fut un mois de célébrations religieuses, au cours duquel seuls 6 milliards furent décaissés par les banques.

Novembre reste cependant bien inférieur à septembre et aux mois précédents.

En cause : la hausse des taux d’intérêt et non un désintérêt pour l’Immobilier.

Peu après le record négatif enregistré au cours du mois d’octobre 2022 en matière de financements immobiliers contractés et décaissés, la BCI – Banque Centrale d’Israël – témoigne d’une reprise du volume des prêts hypothécaires contractés par les Israéliens en avec 7.562 milliards de shekels empruntés au cours du mois de novembre 2022.

Rappelons qu’avec seulement 6.089 milliards de shekels décaissés, le mois d’octobre 2022 fut le mois le plus faible depuis juin 2020, en pleine crise de covid-19.

Bien que novembre 2022 soit meilleur que le mois précédent, il reste inférieur au total des prêts hypothécaires contractés au cours du mois de septembre 2022, à savoir 7.697 milliards de shekels – et en  baisse de plus de 30 % par rapport à novembre 2021, mois au cours duquel le volume des prêts hypothécaires décaissés s’élevait à près de 11 milliards de shekels.

L’indice des prix des Logements devant prochainement être publié, parallèlement à l’indice des prix à la Consommation, il sera alors possible d’observer si cette baisse du volume des crédits immobiliers empruntés à également une incidence sur le marché Immobilier et ses prix.

En toile de fond, la BCI qui a réhaussé à nouveau son taux Directeur de 0.5 points au cours du mois de novembre, le ramenant ainsi à 3.25 %, soit le taux le plus élevé depuis 2011.

Commercialisé par les banques via la formule Prime, le taux de base proposé par les banques est actuellement à 4.75 % ; en avril 2022, ce dernier était encore à 1.60 %…

Par ailleurs, le Gouverneur de la BCI, ainsi que son second, ont tous deux laissé entendre que le taux Directeur devrait encore augmenter courant 2023, et ce dès le début de l’année, dans le cadre de la lutte menée contre l’Inflation.

En 2021, le volume total des prêts immobiliers contractés franchissait pour la première fois la barre des 100 milliards de shekels, à la faveur d’un volume total de 116.09 milliards de shekels, soit une moyenne mensuelle de 9.674 milliards de shekels.

Pour rappel, 2020, année de confinements en raison du Corona-virus, était pratiquement de moitié inférieure à 2021, avec seulement 78.108 milliards de shekels décaissés.

Début décembre 2022, le volume est d’environ 110 milliards de shekels ; ramené à l’échelle de l’année, 2022 pourrait bien être similaire à 2021 et ce en dépit des baisses de volumes décaissés mensuellement depuis septembre 2022.

En d’autres termes, les chiffres ont connu une accélération au cours du premier semestre 2022.

En ce sens, l’on peut aisément comprendre le phénomène actuel : face à l’incertitude du devenir des taux d’emprunt, les candidats à l’achat immobilier se sont simplement mis en attente.

Par ailleurs, les problèmes structurels étant toujours en place, à savoir un déficit de l’Offre par rapport à la Demande sur ce marché, semble évident qu’une fois l’Inflation maîtrisée et les taux stabilisés, les ménages israéliens et autres investisseurs devraient revenir au marché Immobilier, ce dernier restant le plus juteux pour eux, dans la mesure où les épargnes bancaires sont loin de refléter les augmentations du taux Directeur.

Ainsi, il pourrait y avoir conjoncturellement une stagnation des prix de l’Immobilier, voire des opportunités courant 2023-premier semestre 2024, jusqu’à stabilisation de l’Inflation, qui devrait rentrer dans les objectifs fixés par la FED et la BCI dès le second semestre 2024.

Pour autant, les problèmes structurels étant toujours présents, et tant que ces derniers ne sont pas résolus, l’augmentation des prix de l’Immobilier devrait se poursuivre sur le long terme.

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